mercredi 27 janvier 2016

le premier automate joueur d'échecs


Leonardo Torres
 
Leonardo Torres inventa au début du XXe siècle le premier automate joueur d'échecs et créa ainsi le tout premier jeu électronique (bien qu'il fut électromécanique). Cet automate jouait la finale Roi et tour contre roi seul contre un opposant humain. Un bras mécanique déplaçait les deux pièces de l'automate. La machine gagnait toujours.
« Si le joueur commet une erreur, la machine s’arrête, allumant une lampe. Elle se remet en marche quand l'erreur est réparée. Trois erreurs successives font bloquer le joueur d’échecs mécanique qui refuse de jouer...
Ainsi, la machine répond au coup qui lui est porté et joue, soit avec son roi, soit avec la tour, mais toujours de la façon la plus judicieuse, de sorte qu'après un nombre de coups mathématiquement déterminés, la machine gagne et annonce elle-même : Échec et mat ! par un phonographe, en même temps que ces mots s'inscrivent dans un voyant lumineux. » — Alfred Chapuis, Les Automates (1949)
Son algorithme n'était pas optimal mais il arrivait toujours à faire échec au roi. Ce fut le premier automate capable de prendre une décision automatiquement.
Leonardo Torres présenta son premier joueur d'échecs à la foire de Paris de 1914. Le bras mécanique fut remplacé par des aimants dans une version ultérieure.

les roques de côtés opposés

Les variantes avec roques de côtés opposés sont, en pratique, des parties où l'on obtient les « engagements les plus aigus. » C'est ce type de variantes que choisiront souvent des grands maîtres s'ils doivent mener une partie où il leur est impératif de jouer pour le gain. Dans les parties où les roques sont effectués du même côté l'attaquant va rarement envoyer ses pions sur le roque ennemi, craignant d'affaiblir la sécurité de son roi. Mais avec des roques de côtés opposés, l'attaquant peut envoyer ses pions sur le roque ennemi sans faire prendre de risque à son roi, en gagnant de l'espace par l'avancée des pions et en offrant des possibilités d'action à ses tours.
La vitesse de l'attaque est alors primordiale : le camp le premier attaqué est forcé de se replier en défense et ne peut immédiatement lancer une contre-attaque de l'autre côté de l'échiquier. Il faut donc, avant de décider d'entrer dans un système avec roques de côtés opposés, prendre en considération la position des pions, voire de commencer par jouer un ou deux coups de pions du côté où on compte mener l'attaque avant de roquer. Il faut aussi prendre en considération la structure de pions du camp adverse, en particulier celle qui protège le roi : si trois pions sont alignés devant le roi, il sera difficile d'ouvrir des colonnes propices aux attaques de tours. En revanche, si un pion est avancé, cette ouverture de colonne est plus envisageable.
Un autre facteur est à prendre en compte avant de se lancer dans une telle structure : la disposition des pièces. Non seulement leur développement, mais aussi leur place. Si elles peuvent être facilement attaquées par les pions adverses, il faudra perdre des temps pour les replier. Il faudra aussi dégager les pièces de l'attaquant si elles se trouvent devant ses propres pions dont elles entraveraient l'avancée.
Il y a en général six à huit coups pour deux pions attaquants pour arriver jusqu'au roi adverse, cette précision permettant de calculer les possibilités du défenseur pendant l'assaut. Cette attaque de pion doit se calculer « avec la précision d'une combinaison. »

Denis Diderot et le neveu de Rameau

L'essor des cafés au siècle des Lumières est lié à la naissance d'une opinion publique et d'un espace public. Si au XVIIe siècle, c'est plutôt dans les salons que l'on discute littérature et philosophie, les cafés de Paris prendront le relais au temps des Lumières. C'est là que mitonnent, puis bouillonnent les idées des philosophes.Chaque café a sa clientèle. Elle est toujours plus distinguée que celle des cabarets plus populaires où l'on ne vient pas pour les idées mais pour se rafraîchir le gosier. Et pour s'encanailler. Tandis qu'au café, on trouve des journaux, des amis pour commenter les informations ou jouer une partie d'échecs. Ainsi, le café de la Régence place du Palais-Royal est un café célèbre qui accueille les plus grands joueurs d'échecs. C'est au café de la Régence, que Diderot rencontre le héros de sa "Satire seconde", le célèbre Neveu. Diderot est un familier du lieu qu'il fréquente en même temps que Marmontel et Jean-Jacques Rousseau. Diderot nous indique que ce café créé en 1718 est tenu jusqu'en 1745 par un certain Rey. "Qu'il fasse beau, qu'il fasse laid, c'est mon habitude d'aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal. C'est moi qu'on voit toujours seul, rêvant sur le banc d'Argenson. Je m'entretiens avec moi-même de politique, d'amour, de goût ou de philosophie. J'abandonne mon esprit à tout son libertinage. Je le laisse maître de suivre la première idée sage ou folle qui se présente, comme on voit, dans l'allée de Foy, nos jeunes dissolus marcher sur les pas d'une courtisane à l'air éventé, au visage riant, à l'œil vif, au nez retroussé, quitter celle-ci pour une autre, les attaquant toutes et ne s'attachant à aucune. Mes pensées ce sont mes catins. Si le temps est trop froid, je me réfugie au café de la Régence ; là je m'amuse à voir jouer aux échecs. Paris est l'endroit du monde, et le café de la régence est l'endroit de paris où l'on joue le mieux à ce jeu. C'est chez Rey que font assaut Légal le profond, Philidor le subtil, le solide Mayot (...).Un après-dîner j'étais là regardant beaucoup, parlant peu et écoutant le moins que je pouvais, lorsque je fus abordé par un des plus bizarres personnages de ce pays (...). "source Paris Bistrot.com

le zeitnot

Au jeu d'échecs à la pendule, un joueur est en zeitnot (de l'allemand Zeit = temps et Not = pénurie, détresse, urgence) si, proche du prochain « contrôle de temps », il doit jouer beaucoup de coups en peu de temps (moins de cinq minutes). Les situations de zeitnot mettent les joueurs sous pression et peuvent entraîner des décisions hâtives et des coups approximatifs.

lundi 25 janvier 2016

assemblée générale ordinaire

La première assemblée générale ordinaire de notre club se tiendra le 6 février 2016 à la MJC  de Nogent à partir de 14h00.
Les candidatures aux postes d'administrateurs de l'association sont à remettre à Gérard Raffalli avant le 4 février 2016.

la partie miniature

Une partie miniature est une partie d'échecs comportant moins de vingt coups (vingt-cinq pour certains auteurs) qui se termine par le gain d'un des camps (quoique certaines parties nulles intéressantes soient parfois publiées dans les anthologies de « miniatures »). La plupart de ces parties ne se terminent aussi vite qu'à cause d'une faute de l'adversaire. On propose parfois l'analyse de ces parties aux débutants pour reconnaître et éviter les erreurs qui ont abouti à la fin prématurée de la partie.
Parmi les plus célèbres, on peut citer le mat du lion, le coup du berger, le mat de Legal et la partie de l'Opéra

dimanche 24 janvier 2016

exercice 81


Niveau: facile - moyen - difficile
trait aux Blancs
quel est le meilleur jeu?
 
Solution
elle sera communiquée ultérieurement

exercice 80


Niveau: facile - moyen - difficile
trait aux Blancs
quel est le meilleur jeu?
 
Solution
elle sera communiquée ultérieurement

exercice 79


Niveau: facile - moyen - difficile
trait aux Noirs
quel est le meilleur jeu?
 
Solution
elle sera communiquée ultérieurement

mise en place d'un cours le vendredi

Un cours collectif destiné aux joueurs débutants et aux joueurs expérimentés est mis en place le vendredi à partir de 14h00;  cours gratuit et ouvert à tous les membres du club.
Ce cours sera suivi de parties libres et de parties encadrées.

mercredi 20 janvier 2016

les pièces Staunton

Les pièces qui ont été conçues au 19ème siècle par Nathaniel Cook ont été approuvées par le joueur d'échecs anglais Howard Staunton. Ce style de pièces fait aujourd'hui figure de standard incontesté dans le monde des échecs ; ce standard est même explicitement cité dans le règlement de la Fédération internationale des échecs.

la notation algébrique

La notation algébrique fut inventée par le joueur Philippe Stamma qui l'introduit pour la première fois dans son ouvrage Le Noble Jeu des échecs (paru en 1737 et traduit en Anglais en 1745). Philidor contribua à populariser cette notation.
Aujourd'hui c'est le système de notation reconnu par la FIDE et utilisé partout dans le monde. C'est donc un véritable langage international qui permet d'échanger facilement de nombreuses parties d'échecs avec un simple fichier texte.

dimanche 17 janvier 2016

championnat du monde 2014 suite 2

Magnus Carlsen

sixième partie Carlsen Anand
 
1. e4 c5 2. Cf3 e6 3. d4 cxd4 4. Cxd4 a6 5. c4 Cf6 6. Cc3 Fb4 7. Dd3 Cc6 8. Cxc6 dxc6 9. Dxd8+ Rxd8 10. e5 Cd7 11. Ff4 Fxc3 12. bxc3 Rc7 13. h4 b6 14. h5 h6 15. O-O-O Fb7 16. Td3 c5 17. Tg3 Tag8 18. Fd3 Cf8 19. Fe3 g6 20. hxg6 Cxg6 21. Th5 Fc6 22. Fc2 Rb7 23. Tg4 a5 24. Fd1 Td8 25. Fc2 Tdg8 26. Rd2 (diagramme) a4 27. Re2 a3 28. f3 Td8 29. Re1 Td7 30. Fc1 Ta8 31. Re2 Fa4 32. Fe4 Fc6 33. Fxg6 fxg6 34. Txg6 Fa4 35. Txe6 Td1 36. Fxa3 Ta1 37. Re3 Fc2 38. Te7 Les Noirs abandonnent 1-0

championnat du monde 2014 suite 1

troisième partie Anand Carlsen
 
1. d4 Cf6 2. c4 e6 3. Cf3 d5 4. Cc3 Fe7 5. Ff4 O-O 6. e3 Cbd7 7. c5 c6 8. Fd3 b6 9. b4 a5 10. a3 Fa6 11. Fxa6 Txa6 12. b5 cxb5 13. c6 Dc8 14. c7 b4 15. Cb5 a4 16. Tc1 Ce4 17. Cg5 Cdf6 18. Cxe4 Cxe4 19. f3 Ta5 20. fxe4 Txb4 21. Dxa4 Ta5 22. Dc6 bxa3 23. exd5 Txd5 24. Dxb6 Dd7 25. O-O Tc8 26. Tc6 g5 27. Fg3 Fb4 28. Ta1 Fa5 29. Da6 Fxc7 30. Dc4 e5 31. Fxe5 Txe5 32. dxe5 De7 33. e6 Rf8 34. Tc1 1-0

championnat du monde 2014

Deuxième partie Carlsen Anand
 
1. e4 e5 2. Cf3 Cc6 3. Fb5 Cf6 4. d3 Fc5 5. O-O d6 6. Te1 O-O 7. Fxc6 bxc6 8. h3 Te8 9. Cbd2 Cd7 10. Cc4 Fb6 11. a4 a5 12. Cxb6 cxb6 13. d4 Dc7 14. Ta3 Cf8 15. dxe5 dxe5 16. Ch4 Td8 17. Dh5 f6 18. Cf5 Fe6 19. Tg3 Cg6 20. h4 Fxf5 21. exf5 Cf4 22. Fxf4 exf4 23. Tc3 c5 24. Te6 Tab8 25. Tc4 Dd7 26. Rh2 Tf8 27. Tce4 Tb7 28. De2 b5 29. b3 bxa4 30. bxa4 Tb4 31. Te7 Dd6 32. Df3 Txe4 33. Dxe4 f3+ 34. g3 h5? 35. Db7 1-0