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dimanche 6 décembre 2015

le chatrang



Le chatrang ou Shatranj (persan : شَطْرَنْج) est considéré comme l'ancêtre du jeu d'échecs. Il est la version perse du jeu indien chaturanga. À moins que ce ne soit le contraire car, à ce jour, les plus anciennes traces que l'on ait des échecs sont les mentions dans trois textes épiques perses, notamment le Wizârišn î chatrang ud nihišm î nêw-ardaxšîr (« l'explication des Échecs et l'invention du Nard », texte appelé aussi Mâdayân î chatrang ou encore Chatrang nâmag, « Le livre des échecs ») écrit probablement au VIème siècle.
Les règles du Chatrang sont très similaires aux échecs modernes. Le jeu se joue sur un plateau mono-couleur. La position initiale des pièces est la même qu'aujourd'hui, à l'exception près que la position du roi n'est pas fixée en fonction de sa couleur mais par les joueurs.

Le jeu se joue avec les pièces suivantes:
  • le roi (Shâh, c'est lui qui donne son nom au jeu) se déplace d’un pas dans toutes les directions ;
  • le conseiller (Farzin ou Vizir) dont le mouvement est limité à une seule case en diagonale ;
  • l’éléphant (Fil, cf. sanskrit pīlu qui donnera "fou") avec un déplacement correspondant à un saut de deux cases en diagonale ;
  • le cheval (Faras), identique au cavalier moderne ;
  • le char (Roukh), identique à la tour actuelle.
  • le soldat (Baidaq, cf. sanskrit padāti : piéton, fantassin), l’équivalent du pion, mais dépourvu du double pas initial. Le soldat est promu en conseiller lorsqu'il arrive sur la 8ème rangée de son adversaire.

vendredi 27 novembre 2015

la manière dont on jouait autrefois

Par rapport au rythme de nos jours, le jeu était l-e-n-t ! Le chaturanga se jouait à quatre partenaires. Chaque joueur possédait huit pièces : quatre pions, un bateau ou un char (notre tour), un cheval (notre cavalier), un éléphant (notre fou) et un roi. Les coups étaient désignés par le lancement de dés rouges, verts, jaunes et noirs. (Malheureusement, nous ne savons pas exactement comment les dés désignaient les coups sur l'échiquier, car il ne nous reste aucun guide datant de cette époque.) .
L'éléphant ne pouvait se déplacer que de deux cases en diagonale, tout en pouvant sauter par-dessus toute pièce se trouvant sur son chemin. Le pion ne pouvait pas bouger de deux cases à son premier coup et, une fois parvenu à la huitième rangée, ne pouvait pas être promu à quelque rang que ce soit. Le roque n'existait pas. Il n'y avait pas non plus de dame, dont la puissance permet de nos jours de changer d'un seul coup le cours d'une partie. La tour, le cavalier et le roi se déplaçaient comme aujourd'hui. 
On pouvait jouer à deux contre deux ou chacun pour soi. Essayez donc de jouer selon ces règles, mais assurez-vous d'avoir du temps devant vous ! Vous serez également obligé de fabriquer votre propre échiquier. Nos ancêtres jouaient déjà sur un échiquier de 64 cases, mais sans couleur (ce fut une invention européenne).
source: le site de Normand Lamoureux